Jeudi 29 janvier 2009 4 29 01 2009 06:59
Le bruit de dents qui s'entrechoquent ... Des langues qui s'entortillent à l'infini ...

Dehors, le bruissement de l'été enveloppait avec bienveillance la bravade de l'interdit ...

Des chuchotements ... "Arrêête ... On ne peut pas ..."

Bruits de gorge, de salive qu'on avale difficilement ... Des mots qui s'étranglent au moment où une bouche menue emprisonna des lèvres noircies par la cigarette ... Le grattement de poils de moustache qui raclent des lèvres, de la pilosité poivre et sel qui irritait un corps glabre ... Un soupir de résignation ... Un gémissement de contentement ... L'écoulement agaçant des gouttes de sueur qui s'écrasent sur une douce peau, l'attaquant de son acidité ... Des articulations qui craquent sous la pression de puissants bras qui enserrent comme un étau des graciles épaules ... Une peau qui cède sous la morsure ... Un gémissement de douleur et de plaisir mêlés ...

"Dis-moi que je suis une salope ..." ...

"Nooon"

"Dis-le ..."

"Salope"

"Encore ..."

Un gémissement de vaine résistance ... Un gémissement de douleur lié au mal que faisait un pénis tendu à l'extrême devant l'excitation de bientôt fouler une jeune pousse ... Un gémissement de résignation ... Des mains calleuses et dures qui claquent en emprisonnant des frêles hanches à la peau si souple ... A les briser, à tel point qu'une longue plainte de douleur surgit ... Aiguë ... Sourde ...

Le bruit du frottement soyeux d'un corps trois fois vieux s'insinuant ... D'une nubilité petit à petit déchirée ... Possédée ...

Puis le silence de deux corps ne faisant plus qu'un ... Puis le gémissement unique de cette unicité, exploit de la réunion de l'huile et l'eau ... De l'expérience et du noviciat ...

Le bruissement des insectes au loin ... Dehors ... Puis le bruit des amortisseurs du poids lourd qui grinçaient ... D'abord lent, discret puis de plus en plus sourd ...

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'enveloppe motrice de 20 tonnes ployait sous les efforts de cette union incertaine de cet amas de 100 et de 43 kilos.

Bientôt, la cacophonie régna entre les couinements du camion, du bruissement des insectes, des flots rageurs des voitures passant sur l'autoroute plus loin, des gémissements jeunes, des ahanements vieux ...
Par Flower - Publié dans : Flower - Jeunesse sans espoir
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 01 2009 20:24
C'est quand il engagea brusquement son poids-lourd dans une aire déserte que je sentis que je tenais ma victoire. Nous étions en plein milieu de l'après-midi et cette démarche était inhabituelle. D'autant plus que nous venions à peine d'opérer une pause-pipi un quart d'heure plus tôt ...

Il s'est passé plusieurs jours depuis notre orageuse discussion et nous n'avions plus abordé le sujet. Mais c'est dans mon attitude que le changement a été subtilement mené. Je n'avais de cesse de me blottir contre son corps tout le long des journées qui passaient, m'endormissant sur ses cuisses, la joue contre son bas-ventre. Je réclamais sans cesse de l'affection, adoptant une attitude pusillanime à outrance, comme si même l'air qui passait m'effrayait.

J'étais collé en permanence à lui, ne laissant aucun répit à son corps de se sevrer de la tendresse de mon corps juvénile. Même la nuit, j'avais obtenu la concession de dormir dans ses bras. Cela avait en plus l'avantage de l'empêcher de baiser ses putes, activité dont il avait de toute façons décidé de stopper de peur de provoquer à nouveau la bouffée sexuelle hystérique qui m'avait pris et qu'il redoutait par dessus tout.

Mais voilà : l'abstinence avait fait monter sa température comme je le sentais clairement. Et ce n'est plus qu'un corps exsangue qui engagea le camion dans la bretelle. Je sentais que la soupape avait sauté et que sa transpiration qui lui donnait cette effluve délicieuse et brûlante dégoulinait au-delà de la normale.

Durant ces quelques jours, il avait parfois des érections que je sentais quand ma joue se collait à son bas-ventre mais il arrivait à se calmer.

Mais cette fois-ci, le short bouffant qu'il avait pris soin de mettre n'arrivait plus à masquer le fait il bandait en permanence sans plus pouvoir se calmer. Son visage était constellé de tics nerveux qui faisait sauter la commissure de ses lèvres.

Comme une furie, il sortit fumer une cigarette en m'intimant de rester cloîtrée dans la cabine, sans aucune autre forme de discussion, tentant de calmer son excitation avec des bouffées aussi vaines qu'inutiles à l'empêcher de basculer ...

Il avait aboyé cela comme un ordre qui me transperça comme une baïonnette et qui me déchiqueta le corps. Une coulée de magma m'incendia bien involontairement l'intérieur. Mes yeux se voilèrent ...

Etre traitée comme une souillon qui n'avait aucun droit à la parole ...

Un mâle qui dominait, limite brutalisait ...

Ca m'excitait et je basculais aussi ... Mais moi, je n'attendais que cela depuis des semaines.

Calmement, la hauteur de la cabine me masquant à ses yeux injectés de sang tandis qu'il tirait comme un fou sur son mégot, je retirais ma veste ... puis mon short ... et enfin le tissu de coton trempé qui pouvait encore me protéger des derniers outrages ...

Il ne parut même plus surpris en découvrant le joyau de ma nubile nudité exposée sur la banquette, en grimpant sur le marche-pied et en ouvrant la portière ...

Il soupira, se dernières barrières de résistance venant d'être balayées ...

Je soupirais en écartant un peu plus mes jambes, faisant l'offrande de mon entre-jambes dont on devinait à peine la ligne incertaine de ma fente encore fermée.

Le reste n'a plus été que successions de bruitages tandis que l'ombre de son corps couvrit le mien.
Par Flower - Publié dans : Flower - Jeunesse sans espoir
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 01 2009 20:05
Le camion fit une embardée qui faillit nous envoyer directement dans le décor ...

Il fut estomaqué par ma déclaration aussi simple que brutale. Je n'en reviens pas comment moi, adolescente effacée et timide, j'ai osé sortir une telle insanité. Je ne m'explique pas ma soudaine témérité imagée par une telle grossièreté. Lui même ne devait pas en revenir de se trouver face à une telle furie que moi. Il devint rouge de confusion et de fureur, qu'il déversa sa vulgarité jusqu'ici contenue sur moi :

- Ça va vraiment pas dans ta tête, petite traînée !

Mais il se reprit aussitôt, conscient qu'en tant d'adulte responsable devant ramener sur le droit chemin une fugueuse, il outrepassait son rôle.

- Mais ... Tu te rends compte de ce que tu racontes ?

Moi, ça ne m'a pas gênée le moins du monde, jubilant plutôt que son vernis craquelait au-delà de mes espérances.

- J'ai eu la faiblesse de te céder cette nuit mais ça ne doit pas se reproduire.
- Je veux juste que tu me baises ... C'est tout.
- Tu sais, tu serais bien mieux avec tes garçons de ton âge. Il ne faut pas que tu te focalises sur moi.
- C'est toi que j'aime alors ...
- Tu crois être amoureuse de moi mais tu te trompes.
- Non ... Je veux je ne me trompes pas ... Pas sur ça.
- Sois sérieuse ... Tu m'as regardé ?
- Ça n'empêche pas que je veux que tu m ...
- Stop, arrête de me répéter ça, ça me gêne ...
- Alors fais-le et je ne te le répéterai pas.
- Non ... C'est hors de question. Ce que je voulais dire c'est que c'est de la folie. Ce n'est pas parce que ton père est un peu sévère avec toi qu'il faut que tu fasses toutes ces conneries. Ton univers c'est ta famille et de fréquenter les jeunes de ton âge. Tu verras que l'amour, le vrai, te viendra naturellement. Tu ne peux pas être amoureuse de moi ! Regarde-moi : je suis vieux et moche ; toute ma vie se résume à ce camion et je suis obligé de payer des putes pour avoir l'illusion d'un peu de réconfort.
- Ça change quoi ? Autant garder ton argent et avoir un meilleur choix non ?
- Ça n'a rien à voir ... Elles sont adultes et c'est leur métier.
- Tu veux que je fasse pareil ? Ça ne me dérange pas ...
- NON, MAIS CA VA PAS ?!

Il était rouge et hors de lui. Ses mains tremblaient tellement que le camion faisait des zigs-zags sur la route. Il ne pouvait plus s'empêcher de hurler toute sa colère.

- JE VEUX QUE TU TE TAISES MAINTENANT. JE NE VEUX PLUS ENTENDRE UN MOT. C'EST COMPRIS ?!

J'ai toujours été effrayée par les colères des adultes, en témoin mon attitude soumise devant les colères paternelles. J'avais obtempéré mais pour la première fois, je n'avais aucune intention de céder sur le reste qui avait provoqué cette colère. D'une part parce que ma détermination était sans limite et aussi parce que, contrairement à l'autre, celui-là n'avait aucune intention de me violenter pour se faire obéir. Confusément, j'avais senti que je n'aurai pas droit à la gifle ou autre coup de ceinture cette fois-ci parce que j'avais été trop loin dans l'effronterie. Et, malgré sa colère et parce qu'il n'avait pas été capable de se refuser au plaisir que je lui ai prodigué avec ma bouche une nuit durant, non sans un immense sentiment de fierté que je dissimulais derrière une expression contrite, je sentais que sa détermination à ne pas céder était friable.

Et puis il y avait ce on ne sait quoi de terriblement excitant d'être face à un mâle dominant ...

Je me blottis contre lui comme pour me faire pardonner et il me passa tendrement le bras autour des épaules tout en conduisant.

Je sentis que cela eut encore plus pour effet de le déstabiliser, le faisant encore plus hésiter entre une tendresse paternelle et l'assouvissement brutal de ses instincts qu'il avait malgré tout du mal à réfréner.
Par Flower - Publié dans : Flower - Jeunesse sans espoir
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